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Alune WADE:  " Je veux créer de la musique équitable "

Une métamorphose: Alune Wade de Dakar (Sénégal) prône le métissage et veut donc transformer sa musique en poussant ses cordes plutôt du côté du jazz. Mais pas à cent pour cent histoire de garder ses racines africaines « Je souhaite faire de la musique équitable. Par exemple dans l’album que je prépare le jazz se trouvera fortement métissé au travers des couleurs de l’afro beat venu du Nigéria. Brooklyn, Paris, Brésil, Cuba, j’ai choisi à dessein des musiciens issus de tous les horizons. Ensemble nous jouons, nous improvisons sur les rythmes de l’afro beat » Le nouveau projet débouche sur un album (à paraître courant 2017) baptisé African Fast Food « Chez moi au Sénégal les fast foods ont un caractère un peu particulier. On les appelle familièrement des makis. On y trouve de la bouffe sénégalaise, malienne, congolaise. Et surtout on s’y régale à parler de tout: de  cuisine bien sur, mais aussi de foot, de politique, des femmes, des fringues, du plaisir de la vie quoi ! » Alune Wade fait un parallèle direct avec son travail de musicien. Cette diversité, ce feeling de vie positif correspondent pile poil avec sa vision de la musique d’aujourd’hui.

 

Alune Wade, 38 ans  est né à Dakar le 9 juin 78. Son père, musicien formé à Paris est à la tête de l’Orchestre Symphonique de l’armée sénégalaise. « Chez moi j’ai écouté du coup beaucoup de musiques différentes. Mon père, imprégné de classique était par exemple amoureux des sonates de Bach. Ma mère, avec d’autres femmes du voisinage faisait résonner la maison de chansons africaines et de soul music. Ma soeur elle m’initiait à la pop, aux variétés venues d’Amérique ou d’Europe… » A sept ans, volonté paternelle oblige,  il prend chez lui sa première leçon de piano. Et de solfège. Quelques années de formation musicale plus tard, les premières envies le démangent, la batterie d’abord avec veto familial immédiat, la guitare ensuite. Au final le besoin de basse l’emportera malgré tout. Basse électrique, contrebasse l’instrument aux quatre cordes de base lui parait en filiation naturelle avec l’Afrique « Je suis carrément fasciné par la basse. instrument très africain de par ses fabuleuses possibilités rythmiques. Classique, jazz, world, chanson elle s’adapte illico à tous les contextes, tous les genres. Elle représente la colonne vertébrale de l’orchestre, lien précieux entre la rythmique et les instruments harmoniques » Les références sur cet instrument version électrique Il va les chercher du côté des manches de Stanley Clarke ou Jaco Pastorius. A ce sujet pourtant Alune avoue directement un modèle, mieux une passion en la personne de Marcus Miller « J’aime sa manière, son feeling, son toucher sur les cordes. Tout cet univers personnel il l’a gardé intact depuis son passage chez Miles » De quoi considérer comme une étape privilégiée dans sa carrière sa participation au disque Afrodeezia et les concerts qui l’ont accompagné. Côté contrebassistes de jazz il cite volontiers l’influence de Paul Chambers, Charlie Mingus ou Eddy Gomez.

Le jazz justement, quel en est son approche, sa pratique ? « Pour moi il s’agit d’une musique qu’on se partage car elle se trouve liée à tous les continents. Elle est née aux Etats Unis oui, mais pour revenir à son histoire j’aime à le comparer à un arbre. Les racines ont poussé de l’Afrique, les feuilles et les fleurs ont éclos en Europe et le tronc a grandi sur les terres d’Amérique » Le jazz, l’improvisation comme terrain de jeu sont à ses yeux, ses oreilles de musicien un espace ouvert, une pratique de liberté « Le jazz on ne lui demande pas son passeport » Et de citer à titre d’exemple les parcours, les compositions écrites pour l’éternité par Duke Ellington, Miles Davis, John Coltrane et, toujours aussi vivant que prolixe, Wayne Shorter.

Alune WADE:  '' I want to create fair music "

Versatile and deep-rooted touch on bass is slowly establishing him as a key ingredient in bringing new vigor to the African jazz scene. His career reaches a significant milestone with the forthcoming release of his fourth album AFRICAN FAST FOOD. Much like his rich and diverse resume (which includes collaborations with the likes of Marcus Miller, Salif Keita, Oumou Sangare, Bela Fleck, Bobby McFerrin, Wolfgang Muthspiel,Archie Shepp and late Joe Zawinul, among others), this album gives listeners a wonderful mélange, bringing Africa and all other continents together through music.

On AFRICAN FAST FOOD, Wade fully explores the intrinsic and profound connection between African rhythms and other global influences. On the title track, “African Fast Food” by no means suggests that it is a byproduct of Senegal’s rich musical legacy (Youssou N’Dour, Ismael Lo & Baaba Maal). As suggested by Wade’s lyrics, it is rather an invitation for all to partake and share in its wonderful bounty (“drink my [coconut] water”). 

Born in 1978 in Dakar, Senegal, Alune Wade grew up surrounded by music. His father was a leader of a local symphonic orchestra, and Wade ultimately developed a natural talent for music at the young age of six. 

At just 13, the bass became his chosen instrument. Though his mother objected, wanting her son to further his academic studies rather than become a professional musician, the support and encouragement from his father inspired Wade to perfect his craft and hone an original voice on bass.

After years of rigorous music instruction and performing in local bands all over Dakar, at 17, Wade ultimately gained a prominent spot as a bassist in his father’s orchestra. Just one year later, Wade auditioned and was chosen to perform with the great Senegalese musician Ismael Lo, touring all across the globe.

 

In 2006, Wade released his debut solo album. MBOLO (which means “unity” in Wolof) combines his training in African rhythms with more contemporary and modern jazz influences. Released in 2015, HAVANA-PARIS-DAKAR is a bridge between both his native and chosen homes (Dakar and Paris, respectively), as well as the birthplace of his featured and frequent collaborator, Cuban pianist Harold López-Nussa.

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